Faut-il interdire les écrans aux jeunes ?
Une proposition de loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est en cours de discussion, et agite beaucoup le débat public. Mais cette mesure seule risque de ne pas suffire.
« Parce que le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre. Ni aux plateformes américaines, ni aux réseaux chinois. » Ainsi s’est exprimé (sur le réseau social d’Elon Musk, X…) le président de la République Emmanuel Macron après l’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et l’encadrement de l’usage des smartphones au lycée, fin janvier.
Après différents plans d’action et plusieurs flops…
« Parce que le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre. Ni aux plateformes américaines, ni aux réseaux chinois. » Ainsi s’est exprimé (sur le réseau social d’Elon Musk, X…) le président de la République Emmanuel Macron après l’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et l’encadrement de l’usage des smartphones au lycée, fin janvier.
Après différents plans d’action et plusieurs flops, un rapport sur les jeunes et les écrans remis en avril 2024 et un projet de loi, le locataire de l’Elysée, ancien chantre de la « start-up nation » et de la 5G, s’est finalement rallié à la proposition de la députée Renaissance Laure Miller, rapporteure de la commission d’enquête TikTok. L’interdiction est-elle la solution ?
La mesure phare de la loi en cours d’adoption concerne l’interdiction de l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. En sont cependant exclues certaines plateformes éducatives (encyclopédies en ligne, etc.) et des messageries privées interpersonnelles type WhatsApp1. Autre mesure, finalement amendée, l’interdiction des téléphones portables dans l’enceinte des lycées, comme au collège et à l’école depuis une loi de 2018. Cette utilisation serait « interdite pendant les cours » et « dans les couloirs, mais autorisée dans une zone définie de la cour ».
Troubles du sommeil, gestes auto-infligés…
Si le texte est adopté définitivement, la France deviendra le deuxième pays à se doter d’une législation aussi restrictive pour les mineurs, après l’Australie début décembre. Le gouvernement souhaite aller vite, promettant une mise en œuvre à la rentrée 2026 et une vérification d’âge efficace pour tous les utilisateurs d’ici le 1er janvier 2027.
Plusieurs rapports mettent en évidence les liens entre réseaux sociaux et impact sur la santé physique et mentale des jeunes
Plusieurs rapports mettent en évidence les liens entre réseaux sociaux et impact sur la santé physique et mentale des jeunes
Les enjeux ne sont pas minces. Plusieurs rapports et études mettent en évidence les liens entre réseaux sociaux et impact sur la santé physique et mentale chez les jeunes. Dernier en date, celui de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), rendu en janvier. Troubles du sommeil, troubles anxiodépressifs, gestes auto-infligés, diffusion d’images non consenties ou encore cyberharcèlement sont pointés du doigt, en particulier chez les filles et les adolescents qui présentent une vulnérabilité (difficultés scolaires, contexte familial compliqué, appartenance à une minorité).........
