Les anti-renouvelables comptent sur la justice pour débrancher la programmation pluriannuelle de l’énergie
Visant à réduire notre dépendance au pétrole et au gaz, la PPE est attaquée par des associations opposées aux énergies jugées « intermittentes » – solaire et éolien. Certaines avec des arguments juridiques solides.
Les professionnels des énergies renouvelables ont repris des couleurs. Mais pour combien de temps ? Le 2 avril, le gouvernement a annoncé le calendrier et les volumes des nouveaux appels d’offres (AO) éoliens et photovoltaïques d’ici à 2027. Leur tarissement l’an dernier avait commencé à mettre ces deux filières, qui représentent près de 35 000 emplois directs, en grande difficulté…
Les professionnels des énergies renouvelables ont repris des couleurs. Mais pour combien de temps ? Le 2 avril, le gouvernement a annoncé le calendrier et les volumes des nouveaux appels d’offres (AO) éoliens et photovoltaïques d’ici à 2027. Leur tarissement l’an dernier avait commencé à mettre ces deux filières, qui représentent près de 35 000 emplois directs1, en grande difficulté.
C’est surtout l’éolien en mer qui bénéficie de perspectives, avec 10 gigawatts (GW) de projets qui vont être ouverts à candidature. Pour l’éolien terrestre, trois AO devraient être lancés, dont le premier, de 0,8 GW, en mai prochain. L’exécutif, qui veut freiner la création de nouveaux parcs, privilégie le renouvellement des installations existantes avec des machines plus puissantes. Au risque de ne pas atteindre les objectifs de la toute nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), fixée par un décret du 12 février dernier.
Même chose pour les grandes installations photovoltaïques : Bercy a pour l’instant donné son feu vert à 1,2 GW de projets pour 2026 quand la mise en œuvre de la PPE3 impliquerait d’installer cette année 2,9 GW, s’inquiète le Syndicat des énergies renouvelables (SER).
Cependant, « ces annonces confirment les engagements du Premier ministre pris lors de la publication de la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie. Ils montrent une nouvelle fois que, dans un contexte où notre pays a besoin de poursuivre l’électrification des usages pour être moins dépendant de la géopolitique internationale qui pèse sur nos factures, les énergies renouvelables constituent une réponse concrète et structurelle », a réagi Jules Nyssen, le président du SER, préférant voir le verre à moitié plein.
Trois requêtes contentieuses
A ceci près que ce décret PPE3, dont l’existence conditionne le lancement des........
