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Keynes, ou la fin du mythe du chômeur volontaire

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18.08.2026

La Théorie générale s’ouvre sur une analyse critique des « deux postulats fondamentaux » de l’analyse néoclassique du marché du travail permettant de définir l’offre et la demande de travail. Le premier est que le salaire d’équilibre est égal à la productivité marginale du travail, c’est-à-dire que la demande de travail (de l’entreprise) est fonction d’un arbitrage, à la marge, entre ce que le travail coûte (le salaire) et ce qu’il rapporte (sa productivité). Keynes accepte ce postulat et considère que l’entreprise demandera du travail tant qu’une unité supplémentaire de ce dernier lui rapporte plus que ce qu’elle lui coûte. 

Le second postulat, à la base de la définition de l’offre de travail (de la part de l’individu), est que ce salaire compense la désutilité marginale du travail, c’est-à-dire que chaque individu définit un niveau de salaire à partir duquel il est prêt à travailler, à partir duquel la pénibilité du travail (sa « désutilité ») est compensée par la satisfaction (l’« utilité ») issue de la consommation supplémentaire que ce travail permet. 

Ce postulat conduit les néoclassiques à considérer que le chômage est volontaire, c’est-à-dire que certains jugent le niveau de salaire en vigueur insuffisant pour se présenter sur le marché du travail. Ce que Keynes va remettre en cause.

La fausse piste de la flexibilité salariale

Pour ce faire, il commence par pointer que les travailleurs ne raisonnent pas sur la base du salaire réel (corrigé de l’inflation), mais sur celle du salaire nominal (affiché). Il souligne alors qu’il peut exister........

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