Le conseil départemental des Côtes d'Armor affirme «une approche humaine et...
Contrairement à son voisin finistérien qui se flatte d'exercer une forte pression sur les bénéficiaires du RSA, le conseil départemental des Côtes d'Armor, à majorité de gauche, privilégie «une approche humaine et pédagogique».
Devant appliquer le décret sur les sanctions, en attendant la décision du Conseil d'État sur le recours des associations de solidarité et des syndicats, l'assemblée départementale qui avait adopté un régime de sanctions inférieur (voir Dans les Côtes d'Armor une application minimale des sanctions pour les bénéficiaires du RSA) l'a ajusté en décidant de suspendre de 30 % (au lieu de 20 % auparavant) le montant de l’allocation d’un bénéficiaire en cas de premier manquement sur une période de deux mois.
Christine Orain-Grovalet, vice-présidente déléguée à l’insertion et à l’action sociale précise à Ouest-France l'intention «Comme beaucoup d’autres départements, nous aurions pu voter un taux plus important. Au lieu de cela, nous avons misé sur des instances qui remettent les allocataires concernés dans le droit chemin» et affirme que 90 % des 691 personnes sous le coup d’une suspension, ou sanctionnées d’une baisse de leur allocation, effectuent les démarches nécessaires pour ne pas perdre ou recouvrer leurs droits; illustrant l'efficacité de la démarche.
Cette différence de politique entre deux départements illustre parfaitement l'impasse construite par la loi Plein emploi qui confronte un opérateur national, France Travail, devant par nature assurer une égalité de traitement, à l'obligation de devoir mettre en place des politiques très différentes selon les options politiques des conseils départementaux.
