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Il y a beaucoup moins de bombes atomiques qu’en 1990. Alors pourquoi le risque nucléaire augmente‑t‑il ?

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16.09.2026

Le nombre d’armes nucléaires dans le monde a chuté de façon spectaculaire depuis la fin de la guerre froide.

Le nombre d’armes nucléaires dans le monde a chuté de façon spectaculaire depuis la fin de la guerre froide.

Mais, depuis, de multiples accords de limitation des armements et de surveillance réciproque ont été annulés, et les puissances modernisent leurs arsenaux, tandis que la Chine accroît les siens.

Mais, depuis, de multiples accords de limitation des armements et de surveillance réciproque ont été annulés, et les puissances modernisent leurs arsenaux, tandis que la Chine accroît les siens.

En outre, le seul d’emploi de l’arme nucléaire semble baisser, et le risque de prolifération est réel. Il y a moins d’armes, certes, mais elles sont moins régulées qu’auparavant.

En outre, le seul d’emploi de l’arme nucléaire semble baisser, et le risque de prolifération est réel. Il y a moins d’armes, certes, mais elles sont moins régulées qu’auparavant.

Soixante-dix mille têtes nucléaires : c’était le nombre extraordinaire de têtes nucléaires dans le monde dans les années 1980. Au début de 2025, on en recensait 12 241. Autrement dit, depuis la fin de la guerre froide, quatre têtes sur cinq ont disparu.

À première vue, cette diminution devrait être un facteur complet de satisfaction. Pourtant, l’évolution récente nous dit autre chose. La modernisation des arsenaux des puissances nucléaires est plus que jamais d’actualité ; la Chine augmente rapidement son arsenal ; la Russie utilise la menace nucléaire comme instrument coercitif central au cœur d’une guerre majeure en Europe. En outre, les derniers grands instruments de maîtrise des armements américano-russes ont été nettement affaiblis.

Est-ce vraiment un paradoxe ? Pas vraiment. Une approche quantitative n’est pas suffisante pour rendre compte du risque nucléaire. Celui-ci dépend certes du nombre d’ogives mais examiner qui les possède, comment elles pourraient être utilisées, comment elles sont — encadrées juridiquement et dans quelles crises elles interagissent est d’une grande importance.

La spectaculaire décrue de l’après-guerre froide

La réduction enregistrée depuis les années 1980 est le résultat de la fin de la guerre froide qui a mené à l’effondrement des gigantesques arsenaux américain et soviétique, puis russe. Les accords bilatéraux ont joué un rôle majeur : accords START, traité sur les forces nucléaires intermédiaires (INF), puis New START. Les deux grandes puissances ont également procédé à d’importantes réductions unilatérales.

Il est à noter qu’une partie de la diminution du total mondial provient du démantèlement de vieilles armes américaines et russes déjà retirées du service. Dans le même temps, plusieurs stocks militaires actifs et modernisés se stabilisent ou augmentent.

Les garde-fous ont disparu les uns après les autres

Le changement le plus important n’est pas visible dans les volumes des arsenaux. La guerre froide était angoissante mais ses processus étaient maîtrisés : Soviétiques et Américains se........

© The Conversation