Maladie d’Alzheimer : une alimentation saine est bénéfique aussi pour les personnes présentant un risque de démence accru
De nouveaux travaux révèlent que se nourrir sainement non seulement réduit le risque de démence d’une façon générale, mais est aussi bénéfique aux personnes chez qui des marqueurs précoces de la maladie ont été détectés. Cela permet en effet de retarder l'apparition des symptômes, et donc d’allonger la durée de vie sans démence.
Les altérations cérébrales susceptibles de mener au développement d’une démence peuvent s’amorcer bien des années avant que ne se manifestent les premiers symptômes, tels qu’oublis de rendez-vous, difficultés à trouver ses mots ou troubles de la mémoire.
Pour cette raison, les biomarqueurs sanguins sont d’une grande importance. Un biomarqueur est un indicateur qui témoigne d’une activité biologique donnée se produisant au sein de l’organisme. Les scientifiques travaillant sur les démences en ont identifié un certain nombre dont on sait qu’ils peuvent être liés à certaines altérations cérébrales. Il s’agit, par exemple, de biomarqueurs témoignant de modifications protéiques liées à la maladie d’Alzheimer, de lésions des cellules nerveuses ou de changements affectant les cellules qui soutiennent et protègent ces dernières.
Ces marqueurs ne permettent pas pour autant de prédire avec certitude qu’une personne développera une démence. Présenter des taux élevés d’un biomarqueur sanguin donné peut indiquer une augmentation du risque. Cependant, certains individus chez qui sont décelés de tels signes biologiques ne développeront jamais la maladie, tandis que d’autres, si.
De ce constat découle une question importante : une fois les premières altérations cérébrales enclenchées, autrement dit, une fois que des biomarqueurs associés à une augmentation du risque de démence ont été détectés chez une personne, son mode de vie peut-il encore infléchir le risque de démence ?
Nos derniers travaux, menés en Suède, suggèrent que l’alimentation a effectivement encore un rôle à jouer, même dans cette situation.
Alimentation et démence
Au cours de précédents travaux, nous avions déjà établi un lien, chez des personnes âgées indemnes de troubles cognitifs, entre la qualité de l’alimentation et les marqueurs sanguins de la maladie........
