L'année prochaine, quoi qu'il m'en coûte, j'installe la clim chez moi
L'année prochaine, quoi qu'il m'en coûte, j'installe la clim chez moi
[BLOG You Will Never Hate Alone] Hors de question de revivre un été pareil. Il en va de ma santé mentale comme physique. Vivre sans climatisation, quand les canicules se multiplient, relève d'une attitude suicidaire.
Temps de lecture: 3 minutes
Par Laurent Sagalovitsch
J'ignore dans quel état je me trouverai à la fin de l'été, mais je peux déjà dire que jamais je n'accepterai de revivre l'enfer de ces dernières semaines, ces canicules à répétition qui ont épuisé mon corps autant que mon esprit. Cette épreuve, car c'en fut une, m'a marqué au plus profond de mon être et même si, comparé à d'autres, j'ai eu à l'affronter dans des conditions sinon favorables, du moins acceptables, pour rien au monde je ne voudrais la subir à nouveau.
Je n'ai aucun goût pour la souffrance gratuite. Je ne prends nul plaisir à enchaîner les nuits sans sommeil ou à vivre des journées si brûlantes que s'aventurer au dehors ressemble à une étape de la crucifixion. Rester confiné chez soi, les volets soigneusement fermés, à demi comateux, si hagard qu'aligner deux pensées cohérentes relève de l'exploit, s'apparente à une sorte de torture psychique dont je me serais volontiers passé.
Bref, sous aucun prétexte, je ne recommencerai pareille expérience. Plutôt crever. Et comme, pour le moment, m'exiler au fin fond du Cotentin n'est pas encore à l'ordre du jour –cela viendra!– considérant par ailleurs la certitude de voir ces canicules s'intensifier........
