Caroline : la coupe de la persévérance
MONTRÉAL – Les Hurricanes de la Caroline ont finalement été récompensés.
Après huit saisons au fil desquelles ils ont signé plus de victoires en saison régulière (428) et en séries éliminatoires (62) que leurs 31 rivaux aux quatre coins de la LNH, ils ont finalement brandi la coupe Stanley à bout de bras.
Leur victoire en six matchs aux dépens des Golden Knights de Las Vegas a couronné une très grande finale offerte par les joueurs des deux équipes. Une finale enlevante au cours de laquelle une avance, même de quatre buts, ne pouvait être considérée suffisante pour gagner.
Plusieurs raisons expliquent la deuxième conquête de la coupe Stanley des Hurricanes en 20 ans.
Aucune autre équipe ne joue du hockey aussi soutenu dans les trois zones. Aucune équipe ne peut compter sur des attaquants et des défenseurs qui jouent de la même façon. Qui jouent de la bonne façon, peu importe qu’ils évoluent au sein d’un premier, ou d’un quatrième trio. Peu importe qu’ils soient premier ou sixième arrières.
L’équipe passe avant tout. Un point c’est tout!
Si un joueur, aussi bon et grande vedette soit-il, ne cadre pas dans ce système, il faut le sortir du vestiaire avant qu’il ne mine la confiance de tout le monde. C’est ce que l’état-major des Hurricanes a fait lorsqu’il est vite devenu évident que le grand coup médiatique associé à l’acquisition de Mikko Rantanen, de l’Avalanche du Colorado, était en fait un coup fourré pour le bien de l’équipe.
Une équipe qui était mieux nantie avec un Logan Stankoven prêt à faire passer le club avant ses statistiques personnelles qu’avec un Rantanen malheureux.
Une équipe qui a donné de nouveaux souffles à des Hall et des Ehlers qui ont atteint de nouveaux sommets d’efficacité en se laissant guider par Rod Brind’Amour.
Et c’est........
