En Slovénie, une coalition de centre-gauche à l’épreuve des urnes
En Slovénie, une coalition de centre-gauche à l’épreuve des urnes
Des élections législatives ont lieu le 22 mars dans le pays d’Europe centrale. La coalition sortante, qui va du centre à la gauche radicale, s’est distinguée au sein de l’Union européenne par son plaidoyer en faveur de la cause palestinienne, au même titre que l’Espagne.
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« Notre« Notre gouvernement est le plus à gauche depuis l’indépendance du pays », quand elle a quitté en 1991 la Yougoslavie. C’est ce qu’assure Luka Mesec, vice-premier ministre slovène en charge du travail et des affaires sociales, et porte-parole de Levica, un mouvement de gauche radicale formé en 2017. Depuis 2022, la Slovénie est dirigée par une coalition unique en Europe, regroupant Levica, les Sociaux-démocrates (SD), et les centristes du Mouvement pour la liberté (Gibanje Svoboda) de Robert Golob.
Auprès de Mediapart, Luka Mesec égrène les mesures à l’actif de son gouvernement, qu’il entend bien faire valoir dimanche 22 mars, à l’occasion des élections législatives : hausse de 16 % du salaire mininum, vaste programme de construction de 20 000 logements sociaux, ou encore réforme originale des retraites, prévoyant que les salariés de 58 ans et plus peuvent travailler à 80 % de leur temps, tout en touchant 90 % de leur salaire et en conservant 100 % de leurs droits sociaux.
Luka Mesec se félicite de la « très bonne coopération » avec le premier ministre Golob, un ancien dirigeant de grande entreprise au profil pourtant « techno » et libéral. « Un partenariat n’est jamais simple mais un climat de confiance prévaut toujours. Dans le dialogue social, le premier ministre s’est même souvent montré plus à l’écoute des syndicats que du patronat », sourit-il en ajoutant, pas mécontent, que l’opposition de droite accuse Levica d’avoir donné « son goût, son odeur et sa couleur à la coalition ».
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Pays de 2 millions d’habitant·es, la Slovénie fut la république la plus prospère de l’ancienne Yougoslavie. Elle a rejoint l’Union européenne dès 2004. Ses indicateurs macroéconomiques sont satisfaisants : le niveau de chômage y est très bas (3,5 % des actifs), tandis que le pays attend une croissance de 2,3 % en 2026 et 2027, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Dans un pays qui n’a pas connu le capitalisme sauvage de la transition néolibérale, les écarts de salaires et de richesse sont toujours restés limités. Après avoir été augmenté par la coalition sortante, le salaire minimum atteint 1 000 euros, presque au niveau du salaire médian (1 250 euros). La création de logements sociaux reste une urgence : le pays est devenu une destination touristique courue et Airbnb étend son emprise dans la petite capitale Ljubljana.
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Secoué par de puissants mouvements sociaux au début des années 2010, le pays a ensuite vu se succéder une myriade de partis et de chefs de gouvernement se réclamant tous du centre et généralement issus de la........
