Voici le wokisme de droite : censure, obsession identitaire et chasse aux sorcières
En 1991, l’intellectuel américain d’inspiration marxiste Christopher Lasch déplorait trois défauts majeurs de son camp politique – « un sectarisme rampant, une obsession de la pureté idéologique, une idéalisation des groupes d’exclus ». Trois décennies plus tard, le wokisme, néoprogressisme né sur les campus américains, semble les avoir radicalisés.
Idéologie qui lit la question sociale à travers la dichotomie dominés/dominants, le wokisme s’est illustré ces dernières années par son obsession de la question identitaire, son intolérance – dont la cancel culture est le symptôme –, sa tendance à la victimisation et à l’essentialisation, son rejet du libéralisme politique et sa haine de l’Occident. Pourtant, alerte Thibault Muzergues, politologue proche de la droite, il n’est pas le seul. En effet, selon lui, le contre-wokisme aurait accouché d’un wokisme de droite, qu’il décrit dans un essai brillant.
