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Elliott Aubin : "Pour électrifier le pays, nous avons besoin d’un nouveau récit"

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02.07.2026

Les épisodes de canicule se succèdent. Le réchauffement climatique n’est plus une projection scientifique, mais une expérience vécue. Dans le même temps, la France poursuit un objectif majeur : électrifier les usages, développer les énergies renouvelables, accélérer la décarbonation de son économie. Les technologies existent. Les investissements s’accélèrent. Les objectifs sont connus.

Et pourtant, la transition énergétique peine encore à susciter une véritable adhésion. Et si le problème n’était pas seulement technologique, économique ou industriel ? Et s’il était aussi… narratif ? Nous continuons à raconter la transition énergétique avec les mots du XXᵉ siècle. Nous décrivons des technologies, mais nous racontons trop peu l’avenir.

Une communication efficace

Les spécialistes de la communication le savent : celui qui impose les mots impose souvent aussi le cadre du débat. Or, le débat énergétique français est saturé de vocabulaire technique : mix énergétique, décarbonation, électrification des usages, gigawatts installés, facteur de charge, flexibilité, intermittence… Ces termes sont exacts. Ils sont indispensables aux ingénieurs et aux décideurs publics.

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Mais ils ne font naître aucune représentation. Personne ne rêve d’un « mix énergétique ». Personne ne se projette dans une « trajectoire bas carbone ». La communication politique répond pourtant à une règle simple : on n’adhère pas à un projet parce qu’on en comprend les mécanismes. On y adhère parce qu’on comprend pourquoi il est important.

Autrement dit, une communication efficace ne répond pas d’abord à la question « Que faisons-nous ? », ni même « Comment le faisons-nous ? ». Elle répond à une........

© Marianne