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"La joie peut être la condition pour que la politique redevienne une promesse"

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17.07.2026

À première vue, le pari semble presque indécent. À l’heure où les guerres s’enlisent, où les démocraties vacillent, où les crises écologique, sociale et économique alimentent un sentiment d’épuisement collectif, faire de la joie un moteur d’action politique pourrait passer pour une forme de légèreté, sinon de naïveté. N’est-ce pas précisément le moment d’être grave ?

C’est pourtant le pari de Gaspard Gantzer dans Joie et Paix (Novice éditeur). Derrière un titre qui pourrait évoquer un manuel de développement personnel, l’ancien conseiller en communication de François Hollande propose en réalité une réflexion sur les ressorts émotionnels de nos démocraties. Son postulat est simple : aucune transformation politique durable ne peut naître d’une société enfermée dans la peur, la colère ou le ressentiment.

La fatigue démocratique et fatigue émotionnelle

Le constat est difficile à contester. Gaspard Gantzer décrit une économie de l’attention où les émotions négatives sont devenues la principale monnaie d’échange. « La colère fait plus cliquer que la sérénité, l’anxiété fidélise davantage que la confiance. L’économie de l’attention repose structurellement sur l’exploitation de nos émotions négatives. »

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© Marianne