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La flambée du diesel sera bientôt la flambée de votre facture d’épicerie

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23.09.2026

⏳ Temps de lecture: 6 minutes

«Le diesel a déjà bondi. La chaîne alimentaire absorbe présentement le choc. L’épicerie sera vraisemblablement la prochaine étape.»

EXPERT INVITÉ. L’inflation alimentaire vient à peine de ralentir que le prochain choc se prépare déjà. Il ne se trouve ni dans les champs ni sur les tablettes, mais plutôt dans les réservoirs des tracteurs et des camions qui alimentent quotidiennement nos épiceries.

En août, le prix moyen du diesel dans 17 centres urbains canadiens atteignait environ 2,28$ le litre, selon nos calculs fondés sur les données de Statistique Canada. À ce niveau, le carburant ne constitue plus une simple dépense d’exploitation, il devient un choc économique pour l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Le consommateur ne le voit pas encore lorsqu’il passe à la caisse. Mais si l’histoire nous sert de guide, les prochains mois deviendront difficiles à l’épicerie.

On retrouve le diesel au cœur de presque toutes les étapes de notre système alimentaire. Il alimente les tracteurs, les moissonneuses et une partie de l’équipement agricole. Il permet de transporter les semences, les engrais, les animaux et les récoltes. Il fait ensuite rouler les camions entre les fermes, les usines, les entrepôts, les centres de distribution et les magasins.

Un même aliment peut donc subir plusieurs fois l’effet de la hausse du carburant avant d’arriver sur une tablette. Plus la chaîne d’approvisionnement est longue, plus la pression s’accumule.

Le choc n’est pas encore arrivé à la caisse

L’effet du diesel sur les prix alimentaires ne se reflète jamais de manière instantanée. Les producteurs, les transporteurs, les transformateurs et les distributeurs absorbent d’abord une partie du choc. Certains sont temporairement protégés par des contrats, d’autres........

© Les Affaires