Et si l’IA faisait enfin maigrir la machine gouvernementale?
EXPERT INVITÉ. Saviez-vous qu’au Québec, on compte un peu plus d’un million d’emplois dans le secteur public, soit environ 24% de tous les emplois de la province?
Avec l’agentisation des métiers qui s’accélère et le potentiel incroyable de cette nouvelle facette de l’intelligence artificielle (IA), le secteur privé y voit une immense occasion. Dans le secteur public, il est malheureusement fort probable que ce soit plutôt… le statu quo.
Je ne dis pas ça pour dénigrer les fonctionnaires ou employés de l’état, loin de là. La vaste majorité d’entre eux travaillent fort, souvent avec des outils informatiques qui ont plus de la moitié de mon âge, voire mon âge. Le problème est structurel. Des processus conçus dans les années 1980, des formulaires PDF qu’on imprime pour les scanner, des données qui voyagent par courrier entre deux ministères situés à 500 mètres l’un de l’autre. Et pendant ce temps, les citoyens attendent. Les entreprises attendent. Tout le monde attend.
L’IA, et surtout les agents d’IA autonomes, est en train de changer cette équation de façon radicale. La question n’est plus de savoir si cela va se produire, mais quand le Québec va décider de prendre ce train-là.
Ce que font vraiment les agents d’IA
Un agent d’IA, c’est différent d’un simple agent conversationnel («chatbot»). Ce n’est pas une boîte qui répond à des questions. C’est un système qui peut agir: collecter des informations, prendre des décisions selon des règles prédéfinies, remplir des formulaires, communiquer avec d’autres systèmes, escalader les cas complexes à un humain, et faire un suivi. Tout ça, en continu, 24 heures sur 24, sans pause-café.
Concrètement, qu’est-ce que ça change pour l’État? Prenons l’exemple du traitement des demandes d’aide sociale ou de prestations d’invalidité. Aujourd’hui, un dossier peut traîner des semaines, voire des mois, parce qu’il manque un........
