La guerre en Ukraine menace les marchés du Québec en Europe
ANALYSE GÉOPOLITIQUE. La guerre en Ukraine s’étend de plus en plus. Sur le territoire russe avec des attaques ukrainiennes en profondeur, mais aussi à l’ensemble de l’Europe avec des attaques hybrides de la Russie (sabotage, intimidation, espionnage, etc.). Les marchés du Québec sur le Vieux Continent se retrouvent donc dans des zones menacées, et pas seulement en Europe de l’Est.
Cette situation concerne nos entreprises qui achètent et vendent des produits dans la partie orientale du continent, qui est davantage près du front. En 2025, les importations du Québec en Europe de l’Est se sont élevées à 3,6 milliards de dollars (G$), tandis que nos exportations y ont atteint 1,2G$, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).
Pour l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne, les achats et les ventes de marchandises des entreprises du Québec sont beaucoup plus élevés. L’an dernier, ils se sont respectivement élevés à 31,5G$ et 13,8G$.
Si nos échanges commerciaux sont beaucoup moins à risque en Europe occidentale, ils ne sont toutefois pas à l’abri des attaques hybrides de la Russie, comme vous allez le constater.
Mais rappelons d’abord comment la guerre en Ukraine a évolué depuis février 2022.
En février, l’invasion russe de l’Ukraine est entrée dans sa cinquième année. Les combats se sont d’abord limités à l’Ukraine, où la Russie occupe environ 20% de l’est de ce pays de 39 millions d’habitants, selon la Banque mondiale — son puissant voisin en compte 143 millions.
Aujourd’hui, à l’aide de missiles et de drones, l’Ukraine bombarde toutefois des sites situés loin en profondeur dans le territoire russe, comme des raffineries de pétrole, des ports et des usines d’armements.
Le 20 septembre, l’armée ukrainienne a même frappé la région de Moscou avec........
