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Des exigences bureaucratiques ne doivent pas empêcher le regroupement familial

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Le mardi 23 juin dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a dit, à l’unanimité, que la Grèce avait violé l’article 8 de la Convention, qui garantit le respect du droit à la vie privée et familiale, pour ne pas s’être prononcée, pendant plus de sept ans, sur une demande de regroupement familial requise par un réfugié afghan1> Arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme du 23 juin 2026 dans la cause Abdul Habib Dotani c. Grèce (3ème section) jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4560519_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4560519_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });.

Le requérant, ressortissant afghan qui avait collaboré avec les missions militaires occidentales en Afghanistan et, pour cette raison, y était persécuté par les Talibans, avait fui son pays en 2016. Il a obtenu le statut de réfugié en Grèce en 2018. Le 30 novembre 2018, il déposa auprès du service de l’asile une demande de regroupement familial avec son épouse et ses cinq enfants mineurs. Contacté par le bureau consulaire de l’Ambassade de Grèce à Islamabad (Pakistan), le fils aîné du requérant ne put fournir des documents requis, en vue de leur certification, que le 14 avril 2021, puis des documents complémentaires le 5 mai 2021. Après un entretien au service de l’asile, le requérant déposa le 5 juillet 2021 une nouvelle demande complémentaire de regroupement familial pour sa........

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