De l’utilité de la fin du monde
La notion de fin du monde est un des concepts les plus stupides du christianisme. D’abord par son imprécision: s’agit-il de la fin des humains, de la vie, du monde physique? Trois types d’événements qui n’ont aucune raison d’être synchrones, ou même possible pour le dernier. Pourtant, en obsédant le révérend Thomas Robert Malthus, le concept de fin du monde, issu de textes dits sacrés, allait permettre une avancée scientifique considérable dans la compréhension des mécanismes de la vie. Pour employer un terme aussi pédant que précis, ce concept s’est révélé très «heuristique». A l’opposé des paroissiens qui gobent n’importe quel conte de fées sans chercher à comprendre, Malthus, convaincu du destin fatal de nos civilisations, avait une grande curiosité scientifique. Celle-ci l’a poussé à chercher comment le Seigneur réaliserait son funeste projet d’Apocalypse, avant de passer au folklore de la résurrection des morts et autres broutilles. Ainsi, il fit deux observations........
