Façon de lire
Tenir tout d’abord ce livre entre ses mains, comme ça, simplement pour en peser le poids, sentir sa façon d’être livre, entendre le bruit que font ses pages lorsqu’on le feuillette. Ensuite voir comment il se comporte en équilibre, droit sur sa tranche. Enfin aller jeter un œil à son «achevé d’imprimer» placé en seconde page. Parce que celui-ci m’a paru plus important que d’ordinaire, je l’ai lu très attentivement. J’aime au demeurant les informations qu’il contient, surtout celles qui touchent à la typographie. J’en ai besoin pour mesurer le travail que nécessitent les différentes étapes de la fabrication d’un livre.
Et puis ce livre n’est pas n’importe quel livre. Ce livre, je l’attendais depuis la parution, il y a deux ans, de l’édition originale en anglais – j’avoue sans honte ma délibérée dépendance au formidable travail des traducteurs et traductrices, ici en l’occurrence à celui de Vassily Pigounidès.
Au moment d’ouvrir Il n’y a jamais eu d’Occident1> David Graeber, Il n’y a jamais eu d’Occident, Ed. Les liens qui libèrent, 2026. jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4562919_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4562919_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay:........
