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Les ressorts de la montée et de l’ancrage de l’UDC

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11.03.2026

A force d’entendre parler de Trump, Orbán ou Meloni, on en oublierait presque qu’il existe en Suisse un parti qui défend depuis longtemps, sur l’essentiel, une orientation comparable: l’UDC. Et il ne s’agit en rien d’un phénomène marginal. Depuis 2003, l’UDC n’a jamais cessé d’être, lors de chaque élection fédérale, le premier parti du pays, dépassant systématiquement le quart des suffrages. En 2023, elle a atteint 27,93% – autant que le PS et les Vert·es réunis.

Pourtant, l’UDC n’a pas toujours été dominante. En 1991 encore, elle n’obtenait que 11,9% des suffrages, loin derrière le PLR, le PS et le PDC. Sa progression spectaculaire tient à plusieurs facteurs. D’abord, l’UDC ne s’est pas construite hors sol. Elle a inscrit son intervention dans le prolongement des innombrables campagnes «anti-étrangers·ères» qui ont marqué l’histoire politique helvétique. Elle a d’ailleurs phagocyté les formations d’extrême-droite de l’époque (Action nationale, Mouvement républicain, etc.).

Plus largement, l’UDC a su tirer profit d’une xénophobie construite, nourrie et........

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