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La cohésion nationale, ce miracle suisse

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Chaque dimanche, notre chroniqueur ausculte l'actualité politique suisse.

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La vitalité de la cohésion nationale est rassurante, mais l’évolution de la société suisse devrait au contraire nous interroger. Deux événements, très éloignés l’un de l’autre, avaient tout d’abord de quoi nous réconforter en ce début de semaine. Dimanche, le rejet de l’initiative populaire «200 francs, ça suffit!» a confirmé l’attachement des Suisses au diffuseur national, la SSR, et à ce qu’elle représente pour la cohésion nationale. Ce lien social, politique et culturel entre les diverses régions linguistiques et composantes du pays.

Ensuite, il y a eu, à Berne, le large soutien des Chambres fédérales à la loi d’urgence instituant, notamment, une contribution de solidarité de 50 000 francs pour les victimes de l’incendie du Nouvel An à Crans-Montana. «Lorsque le pire frappe la Suisse, la population sait se montrer solidaire, généreuse et soudée. C’est une de ses forces», a commenté très justement l’éditorialiste du Temps. La quasi-totalité des Suisses (97%) jugent que la cohésion est une valeur indispensable pour le pays, selon le baromètre annuel commandité par une marque de bière (!). Même si ce qui la constitue – solidarité, règles communes, identification – varie selon les orientations politiques. Et même si deux tiers des personnes interrogées, surtout à gauche et dans les couches sociales défavorisées, jugent qu’elle est encore trop faible.

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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