Cette liberté qui nous angoisse
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Chaque dimanche, notre chroniqueur ausculte l'actualité politique suisse.
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Des adolescents de 12 à 14 ans, tous du même collège de Suisse alémanique, auraient utilisé l’intelligence artificielle pour produire et diffuser des photos de leurs camarades de classe féminines dénudées, nous apprend cette semaine la presse zurichoise. A Los Angeles s’est ouvert lundi le procès de Meta et YouTube, accusés «d’avoir fabriqué l’addiction dans des cerveaux d’enfants», devenus accros à leurs plateformes. Un test qui servira de référence, sans doute, ailleurs dans le monde. Partout en Europe, des projets visant à interdire aux mineurs de moins de 15 ou 16 ans l’accès aux réseaux sociaux se multiplient. En Suisse, la consultation sur le projet de loi visant à renforcer les droits des utilisateurs et utilisatrices dans l’espace numérique s’achèvera la semaine prochaine.
Comment protéger les enfants des discours haineux, des fake news ou du harcèlement dans un monde numérique cupide dont la conception et les algorithmes ne visent qu’à encourager le visionnage compulsif? Selon le psychologue américain Jonathan Haidt, dont le livre, Génération anxieuse, s’est vendu à des millions d’exemplaires, les téléphones intelligents, et en particulier les réseaux sociaux, seraient la cause première de la dégradation de la santé mentale des jeunes.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
