«Cher creux poplité»: Stéphane Bonvin, chroniqueur, écrit à ses organes
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Soudain, j’ai envie de chuchoter. De réduire la taille des caractères de ce texte pour le rendre secret, quasi illisible. D’accorder le volume de ma voix à ton silence. Car toi, le creux poplité, tu es plié comme un mot doux. Plissé comme une énigme.
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Car toi, le creux poplité, il est rare de te voir déployé. Tu es cette zone nichée à l’intérieur de l’arrière du genou. Tu as la forme d’un losange. Tu n’es pas un organe mais un carrefour. Tu contiens la face postérieure des condyles fémoraux, l’artère poplitée dont on sent battre le pouls si on te caresse légèrement, le nerf sciatique, etc. La peau qui t’enrobe est l’une des plus fines du corps humain. Et des plus sensibles. Tu corresponds peu ou prou à ce que l’on nomme «jarret»........
