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Ukraine, le vent du changement (de matériels)

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26.02.2026

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Retrouvez un jeudi sur trois le regard de Stéphane Audrand, consultant indépendant spécialisé en risques sensibles, historien et officier de réserve dans la Marine française

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Changez votre voiture pour une conduite à droite et votre PC pour un Mac (ou l’inverse), changez de clavier et de main pour l’usage de la souris. Imaginez que vous deviez faire cela dans un pays en guerre. Vous aurez une toute petite idée, sans les conséquences dramatiques, de ce que traverse l’armée ukrainienne depuis 2022.

Sur le plan militaire, il existe deux grands «modèles»: occidental et soviétique. Ces modèles ont structuré, depuis 1945, l’évolution des armements et des forces armées. Chacun a ses spécificités. Par exemple, le modèle occidental utilise des obus de 155 mm pour son artillerie lourde, là où le modèle soviétique utilise des obus de 152 mm. De la munition d’infanterie au diamètre des torpilles, rien n’est compatible. Et il en va de même du design des armes et des doctrines d’emploi. Les Soviétiques préféraient les chars de combat de relativement petite taille, bien motorisés, à trois membres d’équipage. Leur philosophie était l’emploi en masse, pour des assauts mécanisés avec un combat à moins de 1000 mètres. Les Occidentaux, à partir des années 1970, ont préféré des chars plus lourds, à quatre membres d’équipage, plus complexes mais plus résistants, pensés pour le combat à plus longue distance.

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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