Benyamin Netanyahou, séducteur hors pair
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Tous les lundis, l’écrivain Metin Arditi partage ses indignations, ses coups de griffe et ses coups de cœur dans un court billet intitulé «Cavalier seul»
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Il faut saluer l’habileté de Benyamin Netanyahou. Comme tout séducteur de haut vol, il convainc son interlocuteur en s’adressant à sa faiblesse, pas à sa raison. Hystérisée sans relâche depuis plus de vingt ans (quand M. Netanyahou annonçait que l’Iran était à quelques mois d’avoir une capacité nucléaire), l’opinion publique israélienne le soutient massivement dans son aventure iranienne.
Or, que disent les faits? Depuis des décennies, l’Iran n’a attaqué aucun de ses voisins, il a signé le Traité de non-prolifération des armes nucléaires, il a accepté de se soumettre aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique et il ne possède pas la bombe. La situation d’Israël est chaque fois inverse. Mais M. Netanyahou sait nourrir les cauchemars des siens, porteurs des stigmates de la Shoah. Quant à M. Trump, le convaincre qu’il sera le roi du monde n’a pas dû être une tâche insurmontable.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
