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Depuis les tragédies de Crans-Montana et Chiètres, le feu n’est plus le symbole d’un intérieur cosy, mais le pire des ennemis

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Tapez hygge sur internet et vous verrez immédiatement des feux de cheminée et des bougies par milliers. C’est que ce sommet du bonheur à la danoise tient la flamme cosy en haute estime. D’ailleurs, si vous dites «je passe un week-end en amoureux dans un chalet», tout le monde imaginera instantanément une scène torride devant un âtre crépitant.

Seulement voilà. Depuis deux mois, en Suisse en tout cas, le feu n’est plus ni fun ni sexy. Le feu fait peur, le feu pétrifie. Devenu davantage un danger qu’un allié, une menace qu’un baiser. Comme si, après avoir illuminé et adouci nos intérieurs, il incarnait à présent tout ce qui peut blesser, abîmer, tuer. Prométhée nous a donné le feu pour cuire nos viandes et nous protéger, les tragédies nous l’ont repris. Mon souhait? Que la prudence ne devienne pas démence. Et qu’on laisse à cette manifestation de l’esprit une parcelle de vie.

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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