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Le théâtre à l’épreuve des intrigues et de la mesquinerie

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24.02.2026

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Chaque semaine, Gauthier Ambrus, chercheur en littérature, s’empare d’un événement pour le mettre en résonance avec un texte littéraire ou philosophique.

Retrouvez ses chroniques

De qui Séverine Chavrier est-il le nom? D’une artiste talentueuse et unanimement appréciée, ou d’une manager au cœur de fer? La guerre en cours depuis l’automne dernier entre la directrice de la Comédie de Genève et ses autorités de tutelle, qui vient de connaître son énième (mini-)rebondissement avec le recours judiciaire de l’intéressée, a de quoi laisser pantois les spectateurs les plus chevronnés. Impossible d’y voir clair, tant ces deux portraits semblent incompatibles.

Une seule et même personne peut-elle être l’objet de jugements aussi contradictoires? La culture du doute n’étant pas du goût de tout le monde, il ne reste aux impatients qu’à prendre parti. Pour l’artiste ou contre la directrice. Mais pourquoi ces deux visages s’excluraient-ils au juste? Ce qui frappe dans cette histoire, et qui en fait bien plus qu’une guerre picrocholine, c’est de voir la création artistique et ses hautes exigences se mêler aux intrigues mesquines. Et ce, quelle que soit la juste version des faits. La petitesse est-elle compatible avec l’art?

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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