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La fatigue démocratique repose sur un grand malentendu

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28.07.2026

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Chaque semaine, Gauthier Ambrus, chercheur en littérature, s’empare d’un événement pour le mettre en résonance avec un texte littéraire ou philosophique.

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A quoi se reconnaît une fatigue démocratique? Et comment la soigner? Le diagnostic vient d’être posé par le think thank Pro Futuris dans un rapport disponible en ligne sur l’état de santé de la démocratie en Suisse. Environ un quart de la population helvétique se déclare fatigué de la démocratie, ce qui «indique dans quelle mesure une personne considère qu’il est important de vivre dans une démocratie et si elle trouve qu’il vaut la peine de participer aux élections et aux votations» (Pro Futuris, «La démocratie et nous: un statut relationnel compliqué?»).

Un quart, donc: c’est beaucoup, pour un pays où les droits démocratiques sont parmi les plus avancés du monde. Voilà qui impose un devoir de réflexion, voire d’introspection. Parmi les différents débuts d’explication, il en est un que les auteurs de l’étude n’ont sans doute pas assez pris en compte: les fatigués de la démocratie sont souvent des amoureux déçus, ou du moins........

© Le Temps