Un leurre nommé Marco Rubio
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Le lien transatlantique peut-il renaître comme au «bon vieux temps»? L’OTAN est-elle préservée? L’intervention de Marco Rubio à Munich a été accueillie avec soulagement par une salle debout pour l’applaudir. Un an après le discours coup de poing de J. D. Vance devant ce même cénacle, c’était le signal attendu pour s’accrocher à l’espoir que tout n’était pas perdu entre l’Europe et les Etats-Unis. Dans la bulle de cette conférence sur la sécurité qui regroupait une soixantaine de chefs d’Etat et tout ce que le continent compte de hauts cadres militaires et de chefs espions, certains retrouvaient le sourire.
Ils ont tort. Ceux-là n’ont voulu entendre qu’une partie de ce discours faussement amical. Pour ceux qui ont bien tendu l’oreille – heureusement majoritaires –, la prise de parole du secrétaire d’Etat américain a résonné comme un second «traitement de choc», dans la droite ligne de celle de J. D. Vance. Le lien transatlantique dont parle Marco Rubio est au mieux un leurre. Car de quoi est-il fait? La «civilisation occidentale» que se proposent de «restaurer» les Etats-Unis de Donald Trump ressemble à l’impérialisme du XIXe siècle et, à certains égards, nous projette avant le siècle des Lumières. L’histoire de cette civilisation, selon Rubio, débute avec Christophe Colomb et périclite avec la création de l’ONU.
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