Le splendide isolement des Etats-Unis
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Chaque samedi, notre journaliste Frédéric Koller commente l'actualité géopolitique de la semaine.
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La guerre israélo-américaine contre l’Iran entre dans sa quatrième semaine sans que l’on puisse en prédire l’issue. Il vient toutefois de se produire un choc pour les Etats-Unis dont on peine à trouver un précédent. Ils sont ignorés par leurs alliés. Après avoir sous-estimé la capacité de riposte du régime iranien et ses conséquences sur l’économie mondiale, Donald Trump a demandé à ses partenaires de l’OTAN une aide pour sécuriser le détroit d’Ormuz. La réponse a été unanime: ce n’est pas notre guerre.
Parler d’un camouflet est un euphémisme. Ce refus est d’autant plus blessant qu’il répond à un appel du président des Etats-Unis en forme de «qui m’aime me suive». Sa formulation relevait du test de loyauté. Sans même se concerter, tous ont dit non. Les Européens, le Canada, les Asiatiques ou encore l’Australie. Ces Etats ne se laisseront pas entraîner dans une guerre qu’ils n’ont pas choisie. Une participation à la sécurité du détroit d’Ormuz ne sera envisagée qu’une fois l’établissement d’un cessez-le-feu. Que Tel-Aviv et Washington mettent un terme à leur guerre et on en reparlera.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
