La grande convergence idéologique entre Washington et Pékin
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Chaque samedi, notre journaliste Frédéric Koller commente l'actualité géopolitique de la semaine.
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Combien de fois Marco Rubio a-t-il prononcé le mot «démocratie» dans son discours de Munich? Une fois. C’était pour dénoncer l’«illusion dangereuse» d’un monde où les nations seraient toutes gagnées à l’idée de «démocratie libérale» selon une certaine conception de la «fin de l’histoire». Et Wang Yi? Deux fois. Le Chinois défendait davantage de démocratie dans les relations internationales. Le soutien à la démocratie a-t-il changé de camp?
Le patron de la diplomatie chinoise s’est exprimé aussitôt après le secrétaire d’Etat américain. Une prise de parole rendue inaudible en raison de l’accaparement de la salle par l’unique préoccupation du moment: la relation transatlantique. Il s’est pourtant passé quelque chose d’étrange dans l’auditorium du Bayerischer Hof, l’antre de la Conférence de Munich sur la sécurité depuis 1963. On a assisté à une inversion des rôles. Alors que Marco Rubio actait la fin d’un monde en grande partie bâti par les Etats-Unis, Wang Yi s’en faisait le chantre. Washington ne veut plus entendre parler de l’ONU, Pékin ne jure plus que par l’ONU.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
