En Chine, rien ne change, et c’est devenu sa force
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Chaque samedi, notre journaliste Frédéric Koller commente l'actualité géopolitique de la semaine.
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Jeudi, le premier ministre chinois, Li Qiang, a lu devant 3000 délégués son «rapport de travail» à l’occasion de la 4e session du 14e Congrès national du peuple. Celui-ci, à quelques virgules et formulations près, avait la même teneur que son discours de 2025, qui lui-même ne divergeait pas de celui de 2024, etc. L’unique déclaration annuelle de politique générale de la République populaire de Chine est un exercice imposé qui liste les résultats et les objectifs de l’Etat sous la baguette du parti. Son principal but est d’affirmer la stabilité. Preuve que les dirigeants ne se trompent pas.
Alors que les Etats-Unis se jettent dans une nouvelle guerre sans le déclarer, la Chine affiche sa constance et proclame son ordre. Loin du chaos de Washington, Pékin peut décréter qu’il est une puissance «responsable». Quand Donald Trump s’adonne à la destruction minutieuse des règles internationales, Xi Jinping travaille à leur réforme pour leur donner une «couleur chinoise». Face au démolisseur, il y a le bâtisseur. Quand les Etats-Unis angoissent, la Chine joue la confiance. Quand Pékin raisonne en plan quinquennal avec des horizons à cinquante ans ou un siècle, on ne sait pas quelle lubie piquera demain la Maison-Blanche.
