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Habermas, l’Iran et la fragile force du dialogue

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La disparition de Jürgen Habermas marque plus que la mort d’un grand philosophe. Elle referme une séquence intellectuelle où l’on croyait plus sérieusement, malgré les ruines de notre monde, qu’une société pouvait se sauver par le dialogue, par l’argument, par cette forme exigeante de coexistence qu’on appelle la vie publique.

Habermas était l’un des derniers grands penseurs à défendre, sans cynisme, cette hypothèse trop oubliée: la légitimité d’un ordre politique dépend avant tout de la possibilité qu’ont les citoyens de parler entre eux, de contester, de se répondre, et de soumettre le pouvoir à l’épreuve du langage. Mort le 14 mars 2026, il laisse une œuvre immense, et surtout une certaine idée de la démocratie, plus lente, moins spectaculaire, mais plus authentique que la plupart des enthousiasmes simplistes de notre temps.

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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