Polanski-Lewis : le droit élémentaire de se dire accusé à tort
La Cour de cassation a rejeté, mercredi 27 mai, le pourvoi formé par Charlotte Lewis dans l’affaire de diffamation qui l’opposait à Roman Polanski. Ce rejet rend définitif l’arrêt rendu le 4 décembre 2024 par la cour d’appel de Paris, qui avait débouté l’actrice britannique après la relaxe du cinéaste, poursuivi comme complice de diffamation publique, et de Constance Benqué, directrice de publication de Paris Match.
L’affaire venait de loin. En décembre 2019, Roman Polanski accordait à Paris Match un long entretien publié sous le titre « Roman Polanski – La grande explication » et cette accroche, forcément inflammable : « On essaye de faire de moi un monstre ». Interrogé sur les accusations de viol portées contre lui par Charlotte Lewis, le réalisateur répondait notamment : « La première qualité d’un bon menteur, c’est une excellente mémoire. On mentionne toujours Charlotte Lewis dans la liste de mes accusatrices sans jamais relever ces contradictions. » Et lorsqu’on lui demandait quel intérêt aurait l’actrice à l’accuser à tort, il ajoutait : « Qu’est-ce que j’en sais ? Frustration ? Il faudrait interroger des psys, des scientifiques, des historiens, que sais-je ? »
Charlotte Lewis accuse Roman Polanski depuis 2010 de l’avoir violée en 1983, à Paris, alors qu’elle avait 16 ans et que le cinéaste préparait le casting de Pirates. Lui a toujours contesté ces accusations. Dans la procédure, sa défense avait mis en avant de précédentes déclarations de l’actrice, parues en 1999 dans le tabloïd britannique News of the World, où elle disait avoir été fascinée par Roman Polanski et avoir........
