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Fauda : quand Israël n’a même plus le droit de raconter des histoires

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14.09.2026

Longtemps, j’ai fréquenté des négationnistes. Un peu en personne, certains de près, pour la plupart via leurs forums et publications « clandestines » – nous étions, comme on dit, au tournant du millénaire. Le temps ayant fait son œuvre, à savoir sa reconstruction rétrospective, je ne peux aujourd’hui dire avec certitude si j’avais la moindre intention de les sauver.

Je sais, par contre, que c’est à peu près à la même époque que m’est venu mon goût pour la psychologie, traduisant non pas une envie d’aider mes congénères, mais d’en mettre hors d’état de nuire. Une visée aussi vieille, au moins, que Périclès, exigeant de connaître son ennemi mieux que lui-même. Ainsi naissent les obsessions.

Ce dont je crois me souvenir également, c’est que j’avais fiché, quelque part entre deux synapses, la conviction molle que leurs incroyables efforts pour nager à contre-courant de la vérité factuelle (Ricky Gervais en a fait cette blague : « Si vous voulez contester quelque chose, n’optez pas pour l’évolution ou l’Holocauste. Vous allez vous ridiculiser : il y a bien trop de preuves ! Mieux vaut choisir Dieu ou l’homéopathie. ») relevait d’une protection cognitive.

Que la matérialité de l’horreur de la solution finale, ses........

© Le Point