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Et si les femmes n’avaient pas envie de draguer comme les hommes ?

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27.08.2026

Pendant douze ans, l’application de rencontres Bumble aura eu sa petite théorie de l’humanité. Les hommes poursuivent, les femmes sont poursuivies ; les premiers font le premier pas, les secondes disposent. Et puisqu’une époque rompue à la chasse aux « rapports de domination » ne sait plus regarder une asymétrie sans y voir une oppression, le diagnostic ne pouvait que sauter aux yeux : les hommes prennent l’initiative parce qu’ils ont le pouvoir et les femmes y répondent parce qu’elles ne l’ont pas. Restait à renverser la table – ou, plus modestement, l’ordre d’envoi des messages.

En 2014, Whitney Wolfe Herd lançait ainsi Bumble avec une règle appelée à devenir sa marque de fabrique : après un « match », seule la femme pouvait engager la conversation. Avec, comme le décortique Faith Hill dans The Atlantic, un raisonnement explicite : placer les femmes dans une position de « pouvoir et d’agentivité », faire d’elles, pour une fois, celles qui chassent, face à des hommes suffisamment éclairés pour attendre gentiment d’être cueillis. Le « rêve du girlboss dating », résume Hill dans son article du 14 août.

Mais comme expérience sociale, la suite ne manque pas de sel car, douze ans plus tard, Bumble rend aux hommes la possibilité de........

© Le Point