Antisémitisme : l’éternelle dérobade des consciences diplômées
Il est possible que son nom ne vous dise pas grand-chose. Son visage – et, surtout, son geste –, peut-être un peu plus. -Slobodan Praljak est passé à la postérité pour avoir sifflé, en plein tribunal de La Haye, le 29 novembre 2017, une fiole de cyanure à l’énoncé de sa condamnation définitive pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. S’il n’en était pas mort, ce haut responsable aurait dû passer vingt ans derrière les barreaux pour des exactions commises contre la population musulmane de Bosnie-Herzégovine par les structures politiques et militaires croates dont il était dignitaire.
Autre temps fort, comme on dit, de sa carrière : la formation, à la fin de l’été 1991, d’une unité issue de l’« Union des artistes croates » bourrée d’acteurs, réalisateurs, musiciens, figures culturelles de Zagreb engagés volontairement sous le commandement de la vedette de ce beau monde qu’était Praljak.
Car l’homme n’était pas un inculte, ni un marginal, pas non plus de ces petits soldats perdus dans leur « masculinité toxique » dont on se rassure en croyant que leurs mains n’ont jamais rien serré que des gâchettes, trop de bouteilles........
