Présidentielle 2027 : des candidats tous kamikazes
C’est simple : dans le meilleur des cas, et malgré de substantiels efforts, le déficit pour 2027 ne sera pas moindre que 5 %. Et encore faudrait-il que le budget tel que présenté par Sébastien Lecornu soit voté par une Assemblée en pleine effervescence préprésidentielle. Et encore, pour peu que le président fraîchement élu ne chamboule son dispositif par un budget rectificatif dont on peut imaginer qu’il serait plus aimable pour ne pas gâcher les débuts de son mandat. Et encore, à condition que la croissance ne soit pas plus faible qu’elle n’est déjà, et que les marchés financiers n’exigent pas des taux d’intérêt supérieurs pour prêter de l’argent à une France solvable, certes, mais fiable, ce n’est pas sûr.
À tous ces bémols et aléas près, nous finirons à 5 % de déficit public, alors que le taux de 3 % est celui à partir duquel l’emballement du déficit commence à être maîtrisé. À quelle échéance parviendrons-nous à ce graal ? Pas avant la fin du prochain quinquennat présidentiel, assurent les experts, ceux du moins qui........
