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La « régression féconde », cette étrange théorie qui pourrait porter Marine Le Pen à l’Élysée

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11.07.2026

Et si Marine Le Pen devient présidente de la France en 2027 ? On l’explique à table des dîners parisiens, on le justifie, on l’annonce et l’on soupire devant l’inévitable. Mais en sourdine, quelque chose qui glisse et s’impose comme une nouvelle théorie électorale française s’entend : faute de tout, on en est venu à voir dans le RN de l’espoir, sinon une fatalité.

Mais laquelle ? Celle du « pourquoi pas ? » qui a traversé l’esprit de ses votants dans d’autres pays européens, lorsqu’un parti longtemps jugé infréquentable devient, par épuisement du reste de l’offre, une option comme une autre. Le désastre de la gauche en mode poupée de vitrine amputée, la dangerosité radicale de LFI et de leur gourou rancunier, et l’éparpillement façon Lego sans but dans le vide de la droite ont lentement poussé les Français à croire que le RN constitue peut-être une solution, même s’il demeure un problème. Et qu’il « faut au moins essayer » ou bien « voir, puisque les autres font n’importe quoi ».

Le triomphe du « pourquoi pas ? »

Dans les années 1990, l’Algérie sombrait dans la guerre civile, la « décennie noire », qui a fait entre 100 000 et 200 000 morts selon les estimations. Le Front islamique du salut (FIS) avait remporté le premier tour des élections législatives de décembre 1991 ; l’armée a annulé le second tour prévu en janvier 1992, suspendu le processus et décrété l’état d’urgence, ouvrant la voie à un........

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