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Ejaculation précoce : et si un chewing-gum pouvait tout changer ?

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06.07.2026

Comme toutes les semaines, le chercheur en psychologie Jesse Bering décortique une étude sur la sexualité.

Dans la vie, il y a des choses qu’un homme aime faire le plus vite possible. Changer un pneu crevé. Nettoyer les gouttières. Subir une coloscopie. Le sexe, en revanche, ne figure généralement pas sur la liste.

Mais tout d’abord, un peu de théorie. D’un point de vue évolutionnaire, l’expression « éjaculation précoce » est sans doute quelque peu impropre. Après tout, tant qu’elle ne survient pas avant la pénétration – ni dans la main –, éjaculer dans un vagin au bout de trente secondes ou de trente minutes a de quoi être tout aussi efficace en termes de succès reproductif mâle. Certains chercheurs estiment même qu’un tel pistolet à sperme à la gâchette facile – autrement dit, un pénis – a pu présenter des avantages dans certaines conditions ancestrales – par exemple lors d’accouplements furtifs, dans des environnements où d’autres mâles surveillaient jalousement leurs femelles. Un scientifique en a même formulé l’hypothèse de la « survie du plus véloce », affirmant que « l’ascendance d’Homo sapiens s’est retrouvée surpeuplée d’éjaculateurs rapides ».

Le problème des soixante secondes

Pour autant, être un homme minute – voire moins – n’est pas exactement le genre d’atout qu’on met en avant sur son profil Tinder. Selon la manière dont on mesure la chose – le chronomètre posé sur la table de chevet constituant apparemment l’étalon-or –, jusqu’à un quart des hommes ne tiennent pas plus de soixante secondes après la pénétration vaginale. Or, c’est précisément le seuil clinique retenu pour diagnostiquer une éjaculation précoce. Autant dire qu’une femme met, en moyenne, beaucoup plus longtemps pour atteindre l’orgasme lors d’un rapport vaginal – quand elle y parvient.

Ce décalage entre les rythmes orgasmiques masculins et féminins, ajouté au fait que les inventions contraceptives modernes ont transformé le sexe en bien autre chose qu’un simple acte reproductif bestial, peut devenir une source sérieuse de frustration, voire de détresse, pour les deux partenaires. Nous avons tous en tête ces tristes scènes où un jeune couple surexcité s’arrache ses vêtements, se jette sur le lit, puis où la femme, déçue, finit presque aussitôt par tapoter le dos de son partenaire embarrassé et contrit en murmurant : « Allons, allons, ce n’est pas grave, ça arrive à tout le monde. »

Sauf que s’il avait mâché un Freedent, peut-être aurait-elle eu aussi droit à son happy end.

Freedent de la........

© Le Point