Canicule : la faute à qui si la douce France n’est plus ce qu’elle était ?
L’État-nounou est de retour et il s’occupe de tout. Bonne nuit les petits, dormez bien, n’oubliez pas votre tisane mais buvez-la bien froide, sinon vous risqueriez d’attraper un coup de chaud. La canicule a encore été une illustration de la grandeur mais aussi des dérives de notre modèle, à qui a été imposé en 2005, comme pour l’infantiliser, le fameux principe de précaution inséré dans le préambule de la Constitution avec la Charte de l’environnement.
En vertu de ce principe, l’État doit empêcher que des dommages qu’il aura pu anticiper ne surviennent. Loin de nous l’idée de prendre à la légère les températures inhabituelles, à faire péter les thermomètres, qui ont frappé des régions comme l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté ou l’Île de France : elles n’ont pas l’habitude de telles chaleurs. Il n’empêche que, dans notre France ultrajacobine et hypercentralisée, tout le monde – sur les côtes tempérées de la Manche, par exemple – n’a pas été logé à la même enseigne.
Est-il bien nécessaire de sonner le tocsin ou de crier au loup dès qu’il fait plus de 30........
