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BHL – Quand la guerre se fait mots

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15.09.2026

Arturo Pérez-Reverte, 74 ans et natif de Carthagène, en Espagne, est l’un des grands écrivains européens d’aujourd’hui.

Je le pense depuis La Reine du Sud, le roman qui raconte l’ascension de Teresa Mendoza, petite Mexicaine pauvre et traquée, devenue reine des narcotrafiquants.

Je le crois, plus encore, depuis Le Peintre de batailles, ce conte métaphysique où un ancien photographe de guerre, retiré dans une tour et entreprenant de peindre sur ses murs la fresque des guerres qu’il a vécues, voit resurgir un personnage dont il avait fait une photo iconique et qui vient lui demander des comptes pour avoir fait commerce et gloire de sa souffrance.

Mais il publie Ligne de feu (Gallimard) et c’est son chef-d’œuvre.

L’histoire se passe en 1938, au début la bataille de l’Èbre, qui fut la plus longue, la plus meurtrière et l’une des dernières batailles de la guerre d’Espagne.

Nous sommes dans un village imaginaire, Castellets del Segre, qui ressemble à tous ces villages d’Espagne dont personne, la veille encore, n’aurait su dire le nom et dont la guerre fait soudain le centre du monde.

Voici quelques maisons. Une grand-rue. Des collines pelées. Deux pitons. De part et d’autre de la ligne qui les sépare, des femmes et hommes qui avancent, reculent,........

© Le Point