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Des kilomètres entre elles et leurs soins

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Ce dimanche, je lisais dans Le Journal l’histoire d’une femme qui a dû parcourir des centaines de kilomètres pour se faire avorter, alors que le fœtus n’était pas viable à 13 semaines. Elle et son conjoint ont aussi dû débourser des sommes importantes pour qu’ils puissent rester ensemble lors de ce déplacement.

Parce qu’entre le manque de services, les listes d’attente et les soins plus spécialisés qui ne sont pas disponibles partout en région, plusieurs n’ont simplement pas d’autre choix que de partir loin pour se faire avorter.

Nous connaissons fort probablement tous des personnes qui se sont fait avorter. Des problèmes d’accessibilité, alors que le Conseil du statut de la femme estime qu’une femme sur trois y aura recours au cours de sa vie, ce n’est pas acceptable.

Un parcours semé d’obstacles

Toujours selon le Conseil du statut de la femme, ce sont celles âgées de 20 à 24 ans qui sont les plus susceptibles d’avoir recours à une interruption de grossesse. Et on le sait, à cet âge, on n’a pas toujours les moyens ni la flexibilité de s’absenter du travail ou de l’école, et souvent encore moins de voyager pour obtenir des soins.

Quand il faut s’éloigner de chez soi, ou encore débourser pour qu’un proche nous accompagne, ça ajoute de la lourdeur inutile à ce moment de vie souvent déjà pénible pour plusieurs. Pour certaines, ça devient un fardeau de plus à porter dans un moment déjà chargé.

Se mettre à leur place

Je n’ai jamais entendu une femme dire que c’était simple de se faire avorter. Ça vient avec des réflexions, des doutes, des émotions. C’est déjà assez lourd comme ça, ce ne devrait pas l’être davantage.

Qu’il s’agisse d’une procédure médicale ou chirurgicale, à 7 ou à 13 semaines, les services liés à l’avortement devraient être facilement accessibles à toutes les personnes qui en ont besoin. Peu importe où elles habitent.


© Le Journal de Montréal