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Idées | Henry et William James, les deux frères à lire cet été? Et pourquoi pas?

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13.07.2026

L’un est écrivain, l’autre est psychologue (quoique tout aussi philosophe), et cela n’aide en rien le choix de mon titre, pouvant dès lors apparaître comme une provocation à l’air du temps, plus propice aux lectures d’été. Pourtant, il existe bien un autre zeitgeist, c’est celui de lire des livres « difficiles » même pendant le temps des vacances. Et cela, sans se sentir supérieur à la moyenne des ours.

Cette expression québécoise aurait d’ailleurs plu tant à Henry qu’à William, le premier pour ses personnages romanesques, le second pour ses étudiants universitaires. Déjà, je pressens que je vais devoir m’expliquer afin de légitimer l’intérêt du lectorat du Devoir à poursuivre sa lecture (évidemment, pas le lectorat qui ne le lit plus l’été, car il existe, celui-là aussi).

Parlant des ours, l’un des plus célèbres et brillants romans de Henry avait pour titre La bête dans la jungle, bien qu’il s’agisse en fait d’un tout autre animal et d’un tout autre saut à titre de menace. William, quant à lui, a « importé » de la France le concept de l’intellectuel qui s’implique dans le champ politique de son époque : il l’a fait en tant que philosophe qui prônait le pragmatisme et la défense du progrès au sein d’une société démocratique. Mais le........

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