Des attentes et des promesses en campagne électorale
S’annoncent une campagne électorale au Québec et des élections partielles au Canada. Pouvons-nous profiter de l’été pour réfléchir à nos attentes légitimes envers ceux et celles qui aspirent à nous gouverner ?
On dirait que 2026 est l’année de la radicalisation des discours de nos dirigeants et dirigeantes politiques, l’année de l’accélération des mises en chantier de leurs projets dits économiques. On ne compte plus les annonces d’abolition des réglementations et des processus d’évaluation qui encadreraient de façon trop contraignante la réalisation de grands projets. On engage des milliards de dollars sans vraiment que les contribuables aient le temps de réfléchir aux conséquences à moyen et à long terme de ces décisions prises par des ministres qui échangent avec de puissants lobbys d’intérêts privés.
L’extraction et l’exploitation de la nature se conjuguent sur le mode de la croissance sans limite. Les orientations (armement et énergie déclinés sous diverses formes) répondent à des choix pour lesquels la population n’a généralement pas voté. La recherche d’un gouvernement majoritaire semble surtout viser l’exercice du pouvoir sans partage et sans dialogue avec des voix divergentes.
Qu’est-ce qui motive la classe politique au pouvoir à l’heure où la lutte contre les changements climatiques devrait constituer la grande priorité afin de protéger la........
