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S’éviter un troisième Non

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monday

Au moment de déposer son bulletin dans l’urne, lundi matin, Paul St-Pierre Plamondon a déclaré que les Québécois avaient en main le changement qu’ils souhaitaient. Ils lui en ont clairement indiqué les limites.

Comme à son habitude, le Parti québécois (PQ) a vu son vote s’effriter en fin de campagne. En réalité, il avait pratiquement atteint son plancher en commençant, après avoir perdu 10 points dans les six premiers mois de l’année. Les 39 % d’intentions de vote dont il était crédité à la fin de 2025, selon Léger, témoignaient moins d’une réelle adhésion que de la désaffection des électeurs envers François Legault et Pablo Rodriguez.

Certes, les Québécois n’ont pas retrouvé dans le chef péquiste celui dont la fraîcheur les avait charmés en 2022, mais ils n’ont jamais eu réellement l’intention de donner le feu vert à la tenue d’un référendum, que ce soit avant ou après le départ de Donald Trump. Et puis, on leur a tellement répété qu’un troisième Non serait catastrophique qu’ils se sont arrangés pour ne pas avoir à se prononcer.

Le nouveau premier ministre disposera néanmoins d’une plus grande marge de manœuvre que Pauline Marois en 2012. À l’époque, la Coalition avenir Québec (CAQ) était le seul parti à détenir la balance du pouvoir. Cette fois-ci, le gouvernement péquiste pourra s’appuyer tantôt sur le Parti conservateur du Québec (PCQ), tantôt sur Québec solidaire (QS), dont les orientations sont si diamétralement opposées qu’il est difficile de les imaginer........

© Le Devoir