Le cours de l’action canadienne
Il faut bien se consoler, mais Yves-François Blanchet avait raison de dire que l’élection partielle de lundi dans Terrebonne importait moins que le scrutin qui sera tenu dans l’ensemble du Québec en octobre prochain. À cet égard, la défaite du Bloc québécois offre cependant matière à sérieuse réflexion.
On a avancé bien des explications à la victoire de la libérale Tatiana Auguste : l’effondrement du vote conservateur, de celui du Nouveau Parti démocratique, la disproportion des moyens dont disposaient les libéraux, le nombre grandissant d’électeurs issus de l’immigration, la mauvaise température…
La principale raison demeure toutefois l’aura qui illumine Mark Carney, dont la lune de miel n’en finit plus de finir. Certes, il ne serait pas premier ministre, ni même en politique, s’il n’avait pas profité de circonstances aussi exceptionnelles. Cela n’enlève cependant rien à ses mérites. Il a su canaliser au mieux l’anxiété créée par le comportement cauchemardesque de Donald Trump pour faire grimper de façon spectaculaire la valeur de l’action canadienne au Québec, qui a atteint un niveau insurpassé depuis des décennies.
Personne ne peut sérieusement croire à un regain d’affection pour le fédéralisme, dont les avantages et les inconvénients demeurent ce qu’ils ont toujours été, si ce n’est que ces derniers se sont........
