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Le choix de l’austérité

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06.03.2026

Même si le « mot en a » a été pratiquement banni du vocabulaire politique, 61 % des Québécois préféreraient une réduction des services publics plutôt qu’une augmentation d’impôts ou de taxes afin d’éliminer le déficit, selon un récent sondage Léger.

Dans les pays scandinaves, les contribuables acceptent volontiers des impôts notoirement élevés pour financer un filet social qui fait l’envie de toute la planète parce qu’ils sont convaincus que l’État gérera leur argent avec efficacité et équité. Mais que ce soit Québec, où le fardeau fiscal est le plus lourd au Canada, ou en Alberta, où il est le plus léger, la majorité des contribuables estiment au contraire qu’ils n’en ont pas pour leur argent et que les gouvernements sont peuplés d’incompétents tant au niveau provincial que fédéral.

Il est vrai qu’il devient décourageant de voir les services se dégrader au fur et à mesure qu’on y investit plus de milliards. Le gouvernement Legault a passé la dernière année à se chicaner avec les médecins, à qui il a fini par céder la caisse. Durant la même période, le nombre d’établissements de santé considérés comme vétustes a doublé.

Le gouvernement a certainement ses torts, mais il n’a sans doute pas été plus incompétent que ses prédécesseurs. Cette impression de nullité est plutôt créée par l’addition de nouveaux problèmes à ceux n’ayant pas été réglés........

© Le Devoir