Le choix de l’audace
Une règle non écrite interdit de promettre publiquement un ministère à un de ses candidats, aussi méritant soit-il, même si on ne se gêne pas pour le faire en privé.
Il faut vraiment que la lutte soit serrée dans Arthabaska-L’Érable pour que Paul St-Pierre Plamondon juge nécessaire de dire qu’il avait besoin d’Alex Boissonneault dans son Conseil des ministres. Si le Parti conservateur du Québec (PCQ) peut talonner le Parti québécois (PQ) là où Éric Duhaime lui-même avait été battu sèchement à l’élection partielle du 11 août 2025, on peut penser que le résultat est aussi incertain dans les circonscriptions environnantes.
Dans six des douze des circonscriptions dites « pivots » où le PQ pourrait l’emporter, le PCQ constitue son principal adversaire, mais il y en a également trois où il est engagé dans une chaude lutte avec Québec solidaire et trois avec le Parti libéral du Québec.
Être ou ne pas être majoritaire. Peu importe ce que diront les sondages de la fin de semaine, le suspense durera jusqu’à lundi soir. En 2012, ceux qui avaient été publiés la veille et l’avant-veille de l’élection du 4 septembre n’avaient pas enregistré le tassement du vote péquiste dans les dernières heures de la campagne. Ils créditaient tous les deux le PQ de 36 % des intentions de vote, mais celui-ci n’avait finalement recueilli que........
