La solution de rechange
On ne peut pas dire que la course à la succession de François Legault profite à la Coalition avenir Québec (CAQ). Depuis que le signal de départ a été donné, le parti ne cesse de perdre du terrain. C’est presque à se demander si le premier ministre n’aurait pas dû rester !
En l’espace d’un mois, les intentions de vote de la CAQ ont baissé de quatre points, mais le plus inquiétant est que l’attrait de la grande favorite, Christine Fréchette, a diminué de façon dramatique.
Le sondage Léger de la fin janvier indiquait qu’une victoire de l’ex-ministre de l’Économie propulserait son parti à 25 %, un sommet en deux ans, seulement cinq points derrière le Parti québécois (PQ). Selon le plus récent Léger, la CAQ n’obtiendrait plus que 15 % sous sa gouverne.
Bien entendu, la situation serait encore plus catastrophique si Bernard Drainville en devenait le chef. Comme il ne recueillerait que 8 % des intentions de vote advenant son élection à la succession de François Legault, une baisse de sept points par rapport au même scénario en janvier, la disparition de la CAQ deviendrait une quasi-certitude.
De toute évidence, le spectacle offert par les deux protagonistes depuis un mois n’a pas convaincu la population. Ils ont pourtant affiché leurs divergences de façon assez divertissante. C’est comme s’ils avaient, en voulant se distancier du bilan de M. Legault, achevé de........
