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Comme si de rien n’était

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03.02.2026

Il y aura quelque chose de surréaliste dans la session parlementaire qui reprend cette semaine à Québec : tandis que la prochaine campagne électorale sera déclenchée dans six mois, ni le premier ministre ni le chef de l’opposition officielle qui s’y affronteront ne sont maintenant en poste. La ou le successeur de François Legault n’entrera en fonction que le 12 avril, tout juste deux mois avant l’ajournement des travaux parlementaires pour l’été et la campagne électorale qui suivra. Et celui de Pablo Rodriguez ne mettra pas les pieds à l’Assemblée nationale avant les élections, même si Charles Milliard deviendra officiellement chef du Parti libéral du Québec (PLQ) le 13 février.

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Les pères fondateurs d’un parti peuvent susciter des sentiments partagés. Ainsi, malgré l’affection qu’ils lui portaient, les péquistes d’il y a 40 ans ne cachaient pas leur impatience de voir René Lévesque prendre une retraite bien méritée. Et aussi bien Christine Fréchette que Bernard Drainville risquent de trouver M. Legault un peu encombrant au cours des prochaines semaines.

Ils ont tous deux entrepris de prendre leurs distances vis-à-vis de son héritage — la première avec douceur, le second en parlant de « rupture » —, alors que le premier ministre voudra plutôt le consolider avant de quitter définitivement la scène, qu’il s’agisse du troisième lien Québec-Lévis, du projet de constitution québécoise ou de........

© Le Devoir